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Posté le
30/08/2009 par Administateur
Communiqué de Presse des Organisateurs
Après une seconde nuit glaciale en altitude, les coeurs et les corps des concurrents de ce long week-end de course ont été enfin réchauffés par les acclamations des milliers de supporters massés durant toute la nuit, et jusqu'à l'arrivée du dernier, dans les rues de Chamonix. Du premier au dernier athlète, tous auront dû faire face durant cette édition à des conditions météo délicates en altitude. "Mais c'est pour cela que l'on fait du trail" remarquait ce matin le vainqueur de
l'UTMB 2009, Kilian Jornet. "Pour affronter cette nature et ses impondérables, pour être en communion avec cette montagne que l'on aime"...
Les affres de la météo auront compliqué la tâche de tous. Monica Aguilera, 3e féminine, perdra ainsi 40 minutes dans le col du Bonhomme, à tenter de retrouver son chemin dans un épais brouillard, cravachant ensuite pour essayer de rattraper le temps perdu, et s'infliger 50 derniers kilomètres particulièrement douloureux. Même mésaventure pour la tenante du titre, Lizzy Hawker, qui perdra plusieurs fois son chemin dans les épaisses nappes, avant de reprendre pied, mais de laisser filer l'Américaine Kristin Moehl vers la victoire. 6 ans après son premier titre à l'UTMB®, Krissy avouait "avoir réalisé l'une des meilleures courses de sa carrière". Avec déjà 10 ultras à son actif avant cette épreuve autour du
Mont-Blanc, Krissy est arrivée en pleine possession de ses moyens. "En 6 ans, l'UTMB® a vraiment évolué. C'est une course énorme désormais, complètement différente de la première édition. Avoir Lizzy juste derrière moi, m'a aidé à rester concentrée sur mon chemin et sur mes sensations" expliquera l'Américaine.
Le Japonais Kaburaki, 3e chez les hommes, aura lui aussi perdu pied dans le brouillard. Egaré vers Courmayeur, il
perdra 20 minutes dans l'affaire. "Mais les Japonais ne lâchent jamais rien" fera-t-il remarquer dans un sourire. Ses pérégrinations lui auront aussi permis de mieux connaître Seb Chaigneau, le désormais "nouvel ami" de Tsuyoshi. "On s'est retrouvé ensemble au col de la Seigne, évitant ainsi de s'égarer. Et jusqu'à l'arrivée, on ne s'est quasiment plus quitté" rigolait Sébastien, qui aura subi jusqu'à l'arrivé, la pression de l'athlète nippon.
Kilian Jornet, malgré les apparences, aura lui aussi connu une course plus tendue que l'an dernier. "Mine de rien, j'ai été obligé de lutter du début à la fin. Il ne faut pas croire que c'était un footing tranquille dans la nature" notait le Catalan. « C'est parti très vite au début, j'ai été sous la menace de Sherpa, Delebarre, et d'un petit groupe de 5 avec notamment Jurek, Chorier, etc ... J'ai toujours été obligé de courir à fond. Et le temps glacial au Grand Col Ferret a vraiment
compliqué les choses. Il fallait être très vigilant et très attentif à son hydratation et son alimentation dans ces
conditions difficiles".
Alors que le long peloton continuait de s'égrener dans les rues chamoniardes samedi soir, Patrick Bohard, de l'autre côté de la frontière, inscrivait son nom au palmarès de la nouvelle course au programme 2009, la Trace des Ducs de Savoie (TDS). Le Jurassien en avait fait son objectif de l'année. Il fut parfait au rendez-vous, alors qu'il n'avait jamais couru de 100km. Après 14h01 d'efforts, il coupait en tête la ligne d'arrivée à Courmayeur, trois minutes devant son
équipier Thomas Saint Girons (team Asics). Côté féminin, victoire exotique de la Brésilienne Fernanda Maciel. "J'ai
lâché mes béquilles seulement en juin dernier après un problème à la cheville droite" expliquait Fernanda. " Au fil des kilomètres, j'ai senti que ma cheville tenait bon. 2e à la mi-course, j'ai ensuite pu revenir sur la première et assurer cette victoire. L'an prochain, je tenterais bien l'UTMB®, cette première expérience autour du Mont-Blanc m'a enchantée !".
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Les concurrents de la Petite Trotte à Léon en auront eux aussi pris plein les yeux. Durant 244km, 18 000m de dénivelée
et près de 20 cols à ravir, les 55 trios de copains ou d'ami(e)s en auront vu de toutes les couleurs. L'équipe MORD'FIN aura rassasié son appétit, en bouclant cette longue balade au grand air pur en un peu moins de 80 heures. "Le parcours était encore plus typé montagne que l'an dernier" observera le capitaine du trio. "C'était très technique, mais c'est ce que l’on aime. On est passé sur des chemins où il n'y a pas grand monde, c'était de la « pure évasion ». La spécificité de cette épreuve, c'est aussi l'entraide qui naît au fil des kilomètres entre équipiers. C’est souvent la gestion du sommeil qui fait la différence. Si on est capable de ne pas dormir la dernière nuit, après déjà 3 nuits, alors on peut faire un bon temps final". Pascal en sait quelque chose. Lui et ses équipiers auront dormi environ 8 heures, sur 80 heures de course.
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